La genèse de ce groupe se situe quelques années plut tôt, précisément à King's Road, dans la célèbre boutique « Sex », appartenant alors à Vivienne Westwood et Malcolm McLaren (le futur manager des SP). Là-bas, les futurs grands noms du Rock et du Punk tels que Iggy Pop, Alice Cooper et Ringo Starr passent leurs journées entières.
Malcolm McLaren y fait la connaissance de Steve Jones, futur guitariste des SP, à la recherche d'un local de répétition et d'un bassiste pour son groupe, The Swankers. Lui est alors présenté Glen Mattlock, bassiste de son état. McLaren commence sérieusement à s'intéresser aux deux garçons, allant jusqu'à virer des Swankers le batteur, pour le remplacer par Paul Cook. Il fait alors d'une pierre deux coups : premièrement, en renommant le groupe The Sex Pistols : il permet ainsi à son magasin d'obtenir une certaine renommée dans l'histoire de la musique, secondement, en devenant le manager de ceux-ci, il s'imagine contrôler parfaitement les trois Punks.
Ne manque plus au groupe qu'un chanteur. Steve Jones, d'abord attelé à cette lourde tâche, s'avère trop mauvais.
Le nouvel « élu » se nomme John Lydon, surnommé par la suite Johnny Rotten. Certes, ce n'est pas le meilleur chanteur au monde, aux dires de McLaren. Habitué de « sex », il se fait repérer grâce à ses cheveux verts et à son tee-shirt « I Hate Pink Floyd ». Lorsqu'on lui demande de chanter en guise d'audition, Lydon se met à hurler Eigthteen d'Alice Cooper. Jones, Cook et Mattlock le détestent instantanément. Quelques jours plus tard, Lydon devient le chanteur officiel des Sex Pistols.
Les premiers concerts sont désastreux. Notamment leur premier set au St. Martins Art College, en première partie de Bazooka Joe. Ils se contentent de jouer des 5 titres pendant 20 minutes. Rotten, en guise d'au revoir au public, insulte Bazooka Joe. Pendant 9 mois, ils vont de salle en salle, nourrissant un peu plus chaque soir l'antipathie que leur porte le public.
Malgré leur peu de talent musical, les Sex Pistols commencent à devenir un phénomène. Leur look commence à être imité, leur nom obtient une petite renommée à travers Londres.
1 an plus tard. Anarchy in the UK a choqué les bonnes m½urs et défrayé la chronique. Les Sex Pistols commencent à être considérés comme un groupe sérieux.
Quelques jours avant la sortie officielle de Never Mind The Bollocks, leur seul album, Mattlock quitte le groupe. Il est remplacé au pied levé par Sid Vicious. Il ne sait peut être pas jouer de la basse, mais il chante mieux que Johnny Rotten (par exemple, sur Something else, chanson sortie à titre posthume.), ce qui fera de lui la principale icône du groupe.
Never Mind The Bollocks , sort en Novembre 1977. D'abord censuré, il est un véritable succès en Grande-Bretagne. Les Sex Pistols semblent promis à un grand avenir musical. Sans compter sur Sid Vicious. Accro à l'héroïne et à sa copine Nancy Spungen, il abandonne petit à petit le groupe. La nuit du 11 Octobre 1978 semble sonner la fin du groupe. Nancy Spungen est retrouvée morte dans son appartement, en compagnie d'un Sid Vicious endormi. D'abord accusé puis mis hors de cause, la thèse qu'un dealer aurait assassiné la jeune femme est la plus plausible à ce jour. 4 mois plus tard, Sid Vicious mourra d'une overdose.
1996. L'ultime tournée des Sex Pistols et la seule depuis 20 ans. Vicious remplacé par Mattlock, le groupe part à travers l'Europe, sans rencontrer de véritable succès. Désormais, les Sex Pistols ne sont plus. Mais la légende Sid Vicious, elle, vivra toujours à travers le Punk.
